WE nature et fiesta à Ste Lucie !

Coucou tout le monde,

On est déjà en septembre ! Le temps passe vraiment vite... Surtout qu'ici, vu qu'il fait 30°C toute l'année, on se voit pas les saisons passer ! Je vous souhaite donc une bonne rentrée ;-)

Je vais vous raconter notre super WE à Sainte-Lucie, en compagnie de Claire, Maud et Jean-Marc :

La Team de choc toujours prête pour fiesta, rando ou farniente !

Décollage le vendredi après-midi pour Ste Lucie sur Air Caraïbes (oui, encore dans un coucou à hélices) :

Sainte-Lucie se trouve à 40km au Sud de la Martinique. Nous avons donc fait Pointe-à-Pitre > Fort-de-France en 40 mn puis Fort-de-France > Castries en 15mn :



Arrivés à 17h sur place, nous avons loué une voiture avec le permis international de Jean-Marc car ici, on roule à gauche. 

Heureusement c'était une automatique car passer les vitesses avec sa main gauche, ça doit pas être facile (déjà qu'à droite, pour moi...!)



Les Sainte-Luciens sont des gens plutôt souriants, assez serviables et surtout plus avenants que les Guadeloupéens (pas très dur oui !)

Nous avions réservé un appartement dans une Guesthouse à Gros Ilet, dans le Nord de l'île :


Pourquoi pas au centre ? Car c'est dans le Nord qu'il y a le plus d'ambiance le soir et que l'on n'avait pas envie de faire beaucoup de route pour sortir la nuit ! Sainte-Lucie est une petite île de 43 km de long et 23 km de large. Néanmoins, les routes étant relativement sinueuses, il faut bien compter 2h30 pour relier le Nord au Sud.

Ce n'est pas du grand luxe (loin de là !) mais pour 16 US$ la nuit par personne, on est très bien : 2 chambres (pour les filles), 1 salon (pour JM), 1 salle de bain (avec même de l'eau tiède !) et surtout un panorama sur toute la baie depuis notre terrasse :

Magique pour les petits-dej'

A peine arrivés, et déjà : il faut faire la fête !!! Et oui, Ste Lucie est réputée pour ses "Friday Night Parties", dont la plus populaire est celle de Gros Îlet, on est donc... très bien placés. Apéro sur la terrasse, préparation d'une bouteille de Princesse (la tradition ne se perd pas les filles ! Même outre-Atlantique !) :



Si peu alcoolisée, vous vous en doutez !

Et direction le village ! Les rues sont bouclées par des barrières pour empêcher les voitures de passer, il y a du son (dancehall, reggae principalement) à fond et un monde FOU ! 

     
Alors on danse... !

Les habitants ont dressé des stands et vendent des brochettes de poulet, du poisson grillé et des pains "pita" :

   

Il y a aussi des stands "bars" avec tous les alcools et jus possibles étalés sur des tables : 


 A 1US$ le verre, la consommation d'alcool est plutôt encouragée !

De 21h à 1h, on danse, on chante sur les airs de Bob Marley que l'on reconnait... Bref, le WE s'annonce bien !

  

Le lendemain, lever à 7h pour découvrir le Nord de l'île. Premier stop à Pigeon Island, une réserve naturelle protégée. La plage est très jolie, et déserte :

  

Il ne faut pas grand chose pour nous rendre heureuses après une soirée agitée !
Une plage et du soleil !

On s'installe sur le sable, bronzage recto-verso... Et là, un bateau (qui fait un peu pirate), avec, à son bord, un rasta et son pote, débarque pour nous proposer des fruits tropicaux :







On choisit des mangues et fruits de la passion (maracuja en cweol) qu'il nous prépare :


Et on repart avec notre panier de fruits frais sur la plage :


Un régal...

Après cela, on grimpe au point de vue pour découvrir la vue sur la baie de Rodney :




On poursuit la journée dans le Nord, on déjeune dans un resto tenu par des rastas (very very cool : plus d'une heure d'attente pour 4 assiettes de poulet mais bon, ça fait partie du folklore !) :

  

Samedi soir, vous l'aurez deviné, ce sont les "Saturday Night parties" ! Et là direction le village de pêcheurs de Denery qui organise chaque samedi sa "Seafood Party". 1h de route aller, on prend donc un taxi qui fera la fête avec nous et nous attendra jusqu'au petit matin (pour 40 US$, c'est pas à Paris, ni en Gwada, que l'on ferait ça !).

Taxi privé !

Et nous voici arrivés :


Cette soirée est encore plus "locale" que celle de la veille. Nous sommes clairement les seuls touristes. Mais on est bien accueillis ! Les rastas nous invitent à danser sur des airs de reggae. L'ambiance est vraiment bon enfant. On en profite pour déguster des spécialités locales : brochettes de conques (mollusque) et de poissons, accompagnsé de la désormais traditionnelle pita :

   
 C'est délicieux !

   

Et ça nous permet de prendre des forces pour danser jusqu'au bout de la nuit !

On tente même de participer au concours de danse pour gagner des boissons mais les Ste Luciennes ont vraiment une bonne avance sur nous... Impossible de rivaliser avec leur déhanché (et leurs fesses bombées) !

Le lendemain matin (debout à 7h ! Vous ne verrez aucune photo de nous avant 10h du matin...), on part à la découverte de l'Est et du Sud de l'île ! On repasse donc dans le village de Denery où nous faisions la fête la veille au soir : 

   

Les pêcheurs nous reconnaissent et viennent discuter avec nous. Ils nous disent que les touristes viennent rarement à la fête des pêcheurs du samedi et que notre façon de danser (décalée) a marqué les esprits (on est un peu vexées... On n'avait pas l'impression d'être décalées !). On poursuit la visite du village, très coloré :

  

Puis on reprend la route pour le Sud, on croise des panneaux très "joyeux" disposés par les pompes funèbres locales :

Très soft nos campagnes contre l'alcool au volant à côté !

On s'arrête à Micoud pour découvrir un coin de paradis très nature :


 Autre belle découverte, la plage de l'Anse L'Ivrogne, en contrebas :

  

Après 30mn de marche, on y est. La plage est habitée par quelques rastas :




Ils y ont construit des cabanes de fortune, planté arbres à fruits et légumes, établi des hamacs... Zen... L'eau est d'une transparence impressionnante :


On se baigne dans cette eau à 27°C, ça fait du bien !



Le lendemain, on décide de tenter l'ascension du Gros Piton ! 798m de dénivelé... Même si les deux pitons (Grand Piton et Petit Piton) sont les attraits les plus connus de Ste Lucie, peu de gens y grimpent. En général, on se contente de les photographier :


Obligation de prendre un guide pour monter. Début de l'ascension à 11h. 


Dès le début, ça grimpe, mais la première moitié est tout de même beaucoup plus facile que la seconde :

Arrivés à mi-chemin, nous avons une vue sur le Petit Piton :



Ainsi que sur l'Anse l'Ivrogne où nous nous prélassions la veille (Et à ce moment là, on regrette de ne plus y être !)

On est déjà contents d'être parvenu à la moitié. Mais on a déjà perdu un bon litre d'eau chacun à cause de la chaleur, du soleil et du dénivelé !

Mais il faut fêter toutes les victoires, même intermédiaires !

On reprend le sentier. C'est de plus en plus dur ! La pente est vraiment raide, il faut parfois escalader des rochers. Et ça ne s'arrête jamais de monter. Passée la moitié : plus aucun plat ! Imaginez-vous monter des escaliers sous le soleil, sous 30°C, pendant 1h...

 

Avec Jean-Marc, on abandonne les filles et la guide afin de tenter l'arrivée au sommet :

 
Non, je souris plus !

Après 44 mn sur la seconde moitié, on ne voit bientôt plus rien au dessus de nous : on est arrivés !!! Alleluya !

   

La vue est grandiose depuis ces 798 m :

Fiers de nous ! Surtout en 1h44 au lieu de 2h prévus par les guides !

On redescend en 1h30 et là, forcément direction la plage... Celle qui se trouve entre les 2 pitons. Elle se nomme Jalousy Beach car un hôtel 5***** (Le Jalousy) s'y est installé. Le cadre est tout simplement magique...


Une vue à couper le souffle (même si le notre, de souffle, l'était déjà après cette rando niveau pro !). On pose nos serviettes et on admire ce cadre exceptionnel :

 
Je saute dans l'eau pour détendre mes pauvres jambes (pleines de bleus... Trop sexy !)

 L'eau est translucide...


Après le bain, repos bien mérité sur nos serviettes...


ZzZzzzZZZzzz... Jusqu'au coucher du soleil :


On serait bien restés au Jalousy 5***** (ça, c'est un hôtel de rêve) mais le prix de la chambre double est de 850 US$ la nuit... (OK on retourne à La Panache et sa douche tiède !)

Dernier jour sur Sainte-Lucie, on part à la découverte des bains chauds sulfurés de Soufrière. L'eau est à 38°C, avec nos courbatures de la veille, c'est super agréable !


L'eau qui coule est grise car pleine de boue, une boue que l'on dite vertueuse pour la peau. Là c'était avant le carnage : 
  

Mes cheveux étaient encore "soyeux"

Avec les filles, on s'enduit la peau de boue, toutes contentes :


Mais là où l'on a fait une grave erreur, c'est quand on s'est aussi mis de la boue dans les cheveux, pensant que "si c'est bon pour la peau, c'est bon pour les cheveux !". "Ça devrait faire l'effet d'un masque !" :
  
Alors allons-y gaiement !

On s'en met sur la tête... 

Fières de nous !
Rien que de voir les photos, j'ai les poils qui se hérissent !!!

On laisse sécher la boue pendant une dizaine de minutes... Mais au moment de l'enlever, la peau est bien toute douce... Mais nos cheveux ne veulent pas s'en défaire ! Ça pue l'oeuf pourri (le souffre quoi !), ils s'emmêlent... Bref, "dread-style Rasta" !!! Et il faut que l'on reprenne l'avion à 16h...


On passe donc par la plage espérant s'en défaire et retrouver nos cheveux "d'origine" ! Direction les Anses Chastanet et Mamin de Soufrière :

Anse Chastanet

Anse Mamin

Les 2 plages sont très sauvages : sur fond de rochers arrondis et de sable gris, bordées par la forêt tropicale. Le cadre est vraiment très nature et agréable (on n'en oublierait presque nos cheveux horribles !).

On prend nos palmes, masques et tubas pour explorer les fonds marins :

   

 On croise pas mal de poissons de toutes les couleurs, un vrai aquarium !

  

On sort de l'eau, nos cheveux en bataille, toujours puant... Bon, ben on verra en Gwada... dans l'avion, on a l'impression d'empester sévèrement la cabine !

Malgré cette mésaventure, ce fut un bon WE, très dépaysant !
=> Prochain WE prévu : la Dominique en octobre ;-)

Et ce dimanche... C'était repos... Donc, pas de voiture... Direction la plage du Club Med qui avait fermé la veille ! Le temps que les Guadeloupéens s'en rendent compte, j'ai pu profiter de la plage quasi déserte pour moi toute seule :-P

L'accès à la plage du Club Med (pourtant publique !) reste assez délicat ! Il faut prendre un chemin sur lequel on croise des vendeurs de bokits (gastronomie bien loin de celle du 4 Tridents voisin) :

   
Et au bout, on aperçoit un portillon (pour dissuader les touristes d'y entrer !) :

  
Grillage, barbelés... Quel esprit ouvert le Club !

Anciennement plage nudiste,
il est bon de rappeler que maintenant, il faut garder son maillot de bain ;-)

Les dissuasions valent la peine d'être bravées car la plage, surtout déserte, sans les GO et GM, est vraiment magnifique :


   

 J'habite juste en face, sur la pointe !

Le Club ne rouvrant que le 27 octobre, on va pouvoir profiter de cet endroit magnifique pendant quelques semaines !

Avant de vous laisser, je voulais remercier tous ceux qui m'ont envoyé des messages lors du passage de la tempête tropicale ISAAC, annoncée lors du dernier post (je ne remercie pas mes parents qui ne s'inquiétaient pas une seule seconde, eux !). A l'approche de la tempête, dont l'oeil passait sur la Guadeloupe, la préfecture a décrété l'alerte rouge et nous avons dû quitter le bureau à 15h, obligation de rentrer chez soi et de ne plus sortir jusqu'à nouvel ordre... La tempête est passée la nuit, beaucoup de vent et de pluie... Au final, peu de dégâts sur l'île si ce n'est quelques inondations.

Pour info, la saison cyclonique des Caraïbes va officiellement du 1er juin au 30 novembre (des mois à éviter pour vos vacances dans la zone !). On a donc passé 3 mois, il en reste 3 (pile poile la moitié !). L'histoire des prénoms des cyclones est assez drôle : avant les noms donnés aux cyclones étaient exclusivement féminins car ceux-ci étaient jugés par les marins et les militaires, comme les femmes : dangereux, dévastateurs... avec une trajectoire "capricieuse", puis doux une fois passés ! Dans les années 70, des groupes féministes tels que les fameux Womens Lib' ont protesté pour faire entrer les prénoms masculins dans la dénomination des cyclones.


C'est en 1979 que les listes, telles qu'on les connaît actuellement, furent créées. Les prénoms sont alternativement masculins et féminins, rangés par ordre alphabétique, le premier de la liste annuelle commençant par A. Les années paires, le premier prénom est masculin (ALLEN, ALBERTO, ARTHUR, ...) ; les années impaires, il est féminin (ANA, ARLENE, ALICIA, ...). Dans notre zone, c'est le centre de Miami qui propose ces listes aux membres du Comité des Ouragans de la région, comité qui regroupe en fait tous les responsables des services météorologiques des pays de cette région (quel job !)

Six listes ont été établies et sont reprises cycliquement tous les 6 ans. La liste de 2010 fut ainsi la même que celle de 2004 ; celle de 2011 reprend les prénoms de 1999 et 2005. Elle sera de nouveau utilisée en 2017. 
Toutefois, lorsque, par sa violence, les victimes qu'il a entraînées, les dégâts provoqués, un cyclone a acquis un renom particulier et fâcheux, son nom est généralement retiré de la liste et remplacé par un autre du même genre et débutant par la même lettre. 
Il n'y aura donc plus de DAVID, GILBERT, HUGO, LUIS, MARILYN, GEORGES, LENNY, DEAN … 
Ces listes prévoient 21 prénoms de A à W, les lettres Q et U n'étant jamais employées par manque de prénoms et ... d'imagination. Pourtant, on utilise des prénoms d'origine américaine, française et espagnole, fin de "contenter " toutes les communautés de la zone Caraïbe. Si en 1995, on avait atteint la lettre T avec TANYA, l'année record 2005 a vu s'épuiser la liste avec WILMA. Il a donc fallu pour la toute première fois utiliser la procédure prévue dans un tel cas de figure : utiliser la liste de l'alphabet grec, ce qui a permis aux lettres ALPHA, BETA, GAMMA, DELTA, EPSILON et ZETA d'être des "prénoms" de cyclones en fin de saison... (C'était la minute culturelle du blog !).


Je vous embrasse et vous dit à la semaine prochaine en vrai pour ceux que j'aurais la chance de voir à Paris !
Retour en Guadeloupe fin septembre !

Sandra

Commentaires

  1. Bon, je me lance car tes followers semblent bien calmes en cette rentrée ! Concernant Isaac, tes parents, toujours à la pointe du progrès, avaient longuement analysé ton horoscope ce jour-là et tout était nickel. Donc point besoin de saturer les lignes téléphoniques très encombrées par les inquiets perpétuels :-)
    Contents de revoir Ste Lucie que nous connaissions déjà mais déjà impatients de voir La Dominique au prochain Post car nous ne l'avons pas encore visitée pour le moment. Ton Post nous décidera peut-être ... s'il est vendeur. A samedi à Paname (nous analyserons ton horoscope avant le décollage :-) Dad & Mum

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    Réponses
    1. Hi Dad & Mum !
      Merci pour votre message. Oui, oui, bien sur, pas d'inquiètude sur les cyclones... Si Eden Blue ne résiste pas, 90% de la population est à la rue et vous le sauriez via les medias :)
      J'ai adoré Ste Lucie, une île vraiment magique ! Il parait que la Dominique est encore plus sauvage... ! Ca devrait nous plaire !
      J-2 pour Paris ! RDV à Orly, j'apporte le punch, le boudin, les accras... Etc !!! Ne mangez pas trop vendredi soir ;-)
      Gros bisous à vous,
      Sandra

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  2. Les followers sont là, mais happés par la rentrée métropolitaine!
    Mais j'y reviens, juste pour regarder à nouveau les photos...

    See you very very soon 8-)

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